L'équipe Ganeden·23 février 2026·22 min de lecture
Le Prêt à Taux Zéro (PTZ) est un dispositif de l'État français qui permet aux primo accédants de financer une partie de leur résidence principale sans payer d'intérêts. Concrètement, l'État prend en charge les intérêts du prêt, ce qui réduit le coût total de votre acquisition. Ce mécanisme peut couvrir jusqu'à 50 % du montant de l'opération pour un appartement neuf et jusqu'à 30 % pour une maison individuelle neuve, avec un plafond pouvant atteindre 195 000 € selon la zone géographique et la composition du foyer. Prolongé jusqu'au 31 décembre 2027, le PTZ reste l'un des leviers les plus puissants pour accéder à la propriété en France.
À retenir :
Le PTZ finance jusqu'à 50 % du coût d'un appartement neuf, sans aucun intérêt ni frais de dossier
Les plafonds de ressources ont été revalorisés de 8 % à 13 % selon les zones, ouvrant le dispositif à environ 80 % des ménages français
Depuis le 1er avril 2025, le PTZ couvre les maisons individuelles neuves sur tout le territoire, sans restriction de zone
Le remboursement s'étale sur 20 à 25 ans avec un différé possible allant jusqu'à 15 ans selon la tranche de revenus
Le montant plancher passe à 99 000 € et le plafond à 195 000 € pour les opérations éligibles
Qu'est ce que le Prêt à Taux Zéro ?
Le Prêt à Taux Zéro est un prêt immobilier réglementé par les articles L. 31-10-1 et suivants du Code de la construction et de l'habitation. Il se distingue des prêts classiques par une caractéristique fondamentale : l'emprunteur rembourse uniquement le capital emprunté, sans aucun intérêt. C'est l'État qui compense les établissements bancaires en leur accordant un crédit d'impôt équivalent aux intérêts qu'ils auraient perçus sur un prêt à taux de marché.
Ce dispositif s'adresse exclusivement aux primo accédants, c'est à dire aux personnes qui n'ont pas été propriétaires de leur résidence principale au cours des deux dernières années. Il ne peut pas constituer le seul financement de l'opération : le PTZ doit obligatoirement compléter au moins un autre prêt immobilier d'une durée minimale de deux ans.
Le PTZ ne génère aucun frais de dossier ni frais d'expertise. L'établissement prêteur ne peut pas exiger de garantie spécifique sur le PTZ au delà de celle prise pour le prêt principal. En pratique, cela signifie que le PTZ allège significativement la charge financière des premières années d'accession à la propriété, notamment grâce au mécanisme de différé de remboursement.
Les conditions d'éligibilité au PTZ
Le statut de primo accédant
Pour bénéficier du PTZ, vous devez être considéré comme primo accédant. La définition légale est précise : vous ne devez pas avoir été propriétaire de votre résidence principale au cours des deux années précédant la demande de prêt. Cette condition s'apprécie au jour de l'émission de l'offre de prêt, et non au jour de la signature du compromis de vente.
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Plusieurs exceptions permettent de conserver le statut de primo accédant même en étant propriétaire :
Les titulaires d'une carte d'invalidité de deuxième ou troisième catégorie
Les bénéficiaires de l'Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) ou de l'Allocation d'Éducation de l'Enfant Handicapé (AEEH)
Les personnes victimes d'une catastrophe naturelle ou technologique rendant leur logement inhabitable
Les plafonds de ressources
Le PTZ est soumis à des conditions de ressources. Le revenu pris en compte est le revenu fiscal de référence (RFR) de l'année N-2, divisé par un coefficient familial. Ce coefficient augmente avec la taille du foyer pour refléter les charges liées à la composition familiale.
Les plafonds varient selon la zone géographique du logement et le nombre de personnes destinées à occuper le bien. Voici les plafonds applicables pour les logements neufs (offres émises depuis avril 2025) :
Nombre de personnes
Zone A bis et A
Zone B1
Zone B2
Zone C
1 personne
49 000 €
34 500 €
31 500 €
28 500 €
2 personnes
73 500 €
51 750 €
47 250 €
42 750 €
3 personnes
88 200 €
62 100 €
56 700 €
51 300 €
4 personnes
102 900 €
72 450 €
66 150 €
59 850 €
5 personnes et plus
117 600 €
82 800 €
75 600 €
68 400 €
Source : Service Public, barème applicable depuis avril 2025.
Ces plafonds font l'objet d'une revalorisation dans le cadre du budget pour permettre à davantage de ménages d'y accéder. Les augmentations prévues vont de 8 % en zone C jusqu'à 13,5 % en zone A bis (source : Projet de Loi de Finances, novembre 2025).
L'obligation de résidence principale
Le logement acquis avec un PTZ doit constituer votre résidence principale pendant une durée minimale de six ans à compter du versement du prêt. Pendant cette période, il est interdit de mettre le bien en location, sauf dans des cas exceptionnels :
Mutation professionnelle imposant un éloignement de plus de 50 km
Divorce ou dissolution d'un PACS
Décès du conjoint
Situation de surendettement reconnue
Perte d'emploi d'une durée supérieure à un an
Au delà de la période de six ans, la location devient possible sous certaines conditions, notamment en respectant des plafonds de loyer et de ressources du locataire.
Les types d'opérations financées par le PTZ
Le PTZ ne finance pas tous les projets immobiliers de manière identique. Le dispositif distingue trois grandes catégories d'opérations, chacune soumise à des règles spécifiques en matière de zones, de quotités et de travaux exigés.
L'achat d'un logement neuf
Cette catégorie englobe l'acquisition d'un logement en état futur d'achèvement (VEFA), l'achat d'un logement neuf déjà achevé mais jamais habité, et la construction d'une maison individuelle. Depuis le 1er avril 2025, tous les logements neufs sont éligibles sur l'ensemble du territoire français, sans restriction de zone. Les logements neufs doivent respecter la réglementation environnementale RE2020, entrée en vigueur pour les bâtiments résidentiels depuis le 1er janvier 2022. Cette norme impose des exigences renforcées en matière de consommation énergétique, d'émissions carbone et de confort d'été.
Les quotités les plus avantageuses sont réservées aux appartements neufs en habitat collectif (jusqu'à 50 % en tranche 1), tandis que les maisons individuelles neuves bénéficient de quotités plus modérées (jusqu'à 30 % en tranche 1). Cette différence reflète la volonté des pouvoirs publics de favoriser la densification urbaine et de limiter l'artificialisation des sols, conformément aux objectifs de la loi Climat et Résilience du 22 août 2021.
L'achat d'un logement ancien avec travaux
Le PTZ peut financer l'acquisition d'un logement ancien, à condition que celui ci soit situé en zone B2 ou C et que des travaux représentant au moins 25 % du coût total de l'opération soient réalisés. Ces travaux doivent viser l'amélioration de la performance énergétique du logement pour atteindre au minimum une consommation en énergie primaire inférieure à 331 kWh/m²/an après rénovation, ce qui correspond à un classement maximal en classe E du diagnostic de performance énergétique (DPE).
Les travaux éligibles incluent l'isolation thermique (murs, toiture, planchers, fenêtres), le remplacement du système de chauffage, l'installation d'équipements utilisant des énergies renouvelables et l'amélioration de la ventilation. Les travaux purement esthétiques ou d'agrandissement ne sont pas pris en compte dans le seuil de 25 %.
L'acquisition d'un logement social (HLM)
Le PTZ permet également de financer l'achat d'un logement social existant par son locataire ou, dans certains cas, par un tiers. Cette catégorie d'opération est éligible sur l'ensemble du territoire, toutes zones confondues. La quotité applicable peut atteindre 10 % du coût de l'opération. Le prix de vente est encadré et ne peut excéder l'estimation réalisée par le service des domaines, avec une décote variant selon l'ancienneté d'occupation du locataire acquéreur.
Les zones éligibles au PTZ
Le territoire français est découpé en cinq zones qui reflètent la tension du marché immobilier local. Ce zonage détermine à la fois les plafonds de ressources, les montants maximaux du prêt et les quotités de financement.
Bordeaux, Nantes, Toulouse, Rennes, Strasbourg, grandes agglomérations de plus de 250 000 habitants
B2
Tension faible
Villes moyennes, couronnes périurbaines des grandes agglomérations
C
Zone détendue
Communes rurales, petites villes
L'élargissement territorial depuis avril 2025
L'article 90 de la loi de finances pour 2025, complété par le décret n° 2025-299 du 29 mars 2025, a profondément élargi le périmètre géographique du PTZ. Depuis le 1er avril 2025, le dispositif couvre l'ensemble du territoire français sans restriction de zone pour les logements neufs, qu'il s'agisse d'appartements ou de maisons individuelles.
Avant cette réforme, les maisons individuelles neuves étaient exclues du PTZ et seuls les appartements neufs en zones A et B1 étaient éligibles. Cette extension représente une avancée majeure pour les primo accédants souhaitant acquérir en zones B2 et C, où les prix sont plus accessibles mais où le PTZ n'était auparavant pas disponible pour tous les types de biens.
Pour les logements anciens avec travaux, l'éligibilité reste concentrée en zones B2 et C, à condition que les travaux représentent au moins 25 % du montant total de l'opération et visent à améliorer la performance énergétique du logement.
Comment connaître la zone de votre commune
Pour déterminer la zone de votre future commune, vous pouvez consulter le simulateur officiel disponible sur le site du ministère chargé du Logement ou sur le portail Service Public (service-public.gouv.fr). Il suffit de saisir le code postal ou le nom de la commune pour obtenir immédiatement le classement en zone A bis, A, B1, B2 ou C.
Les montants et quotités du PTZ
Le calcul du montant du PTZ
Le montant du PTZ dépend de trois facteurs combinés : la zone géographique, le nombre de personnes dans le foyer et la tranche de revenus de l'emprunteur. Le calcul s'effectue en appliquant une quotité (un pourcentage) au coût total de l'opération, dans la limite d'un plafond d'opération fixé par zone et par taille de ménage.
Le coût total de l'opération retenu inclut le prix d'acquisition du logement (ou le coût de construction), les honoraires de négociation et les frais éventuels liés aux travaux. En revanche, les frais de notaire et les droits d'enregistrement sont exclus de ce calcul.
Les quotités par type de bien
Les quotités, c'est à dire le pourcentage du coût de l'opération que le PTZ peut financer, varient selon le type de logement et la tranche de revenus :
Tranche de revenus
Appartement neuf
Maison individuelle neuve
Logement ancien avec travaux (zones B2/C)
Tranche 1 (revenus les plus modestes)
50 %
30 %
50 %
Tranche 2
40 %
20 %
40 %
Tranche 3
40 %
15 %
20 %
Tranche 4 (revenus les plus élevés)
20 %
10 %
Non éligible
Source : Service Public et décret n° 2025-299 du 29 mars 2025.
Les plafonds d'opération
Le montant du PTZ est calculé sur un coût d'opération plafonné. Ces plafonds déterminent le montant maximal pris en compte pour appliquer la quotité :
Nombre de personnes
Zone A bis et A
Zone B1
Zone B2
Zone C
1 personne
150 000 €
135 000 €
110 000 €
100 000 €
2 personnes
225 000 €
202 500 €
165 000 €
150 000 €
3 personnes
270 000 €
243 000 €
198 000 €
180 000 €
4 personnes
315 000 €
283 500 €
231 000 €
210 000 €
5 personnes et plus
360 000 €
324 000 €
264 000 €
240 000 €
Source : Service Public, barème en vigueur depuis avril 2025.
Exemple concret de calcul
Prenons le cas d'un couple avec un enfant (3 personnes) qui souhaite acheter un appartement neuf à Bordeaux (zone B1) pour un montant de 280 000 €. Leur revenu fiscal de référence de l'année N-2 les place en tranche 1.
Le plafond d'opération applicable est de 243 000 € (zone B1, 3 personnes)
Comme le prix d'achat (280 000 €) dépasse le plafond, le calcul se base sur 243 000 €
La quotité pour un appartement neuf en tranche 1 est de 50 %
Le montant du PTZ sera donc de : 243 000 € × 50 % = 121 500 €
Ce montant de 121 500 € sera remboursé sans aucun intérêt, ce qui représente une économie considérable sur la durée totale du prêt. En comparaison, un prêt classique de même montant au taux moyen du marché (environ 3,2 % en février 2026, selon l'Observatoire Crédit Logement CSA) génèrerait plus de 40 000 € d'intérêts sur 20 ans.
Second exemple : une maison individuelle en zone C
Considérons une famille de quatre personnes souhaitant construire une maison individuelle dans une commune classée en zone C pour un budget total de 200 000 €. Leur revenu fiscal de référence les situe en tranche 2.
Le plafond d'opération applicable est de 210 000 € (zone C, 4 personnes)
Le budget de 200 000 € étant inférieur au plafond, le calcul se base sur 200 000 €
La quotité pour une maison individuelle neuve en tranche 2 est de 20 %
Le montant du PTZ sera donc de : 200 000 € × 20 % = 40 000 €
Ce montant de 40 000 € sans intérêts, combiné à un différé de remboursement de 10 ans (tranche 2), permet à la famille de consacrer la totalité de ses mensualités au remboursement du prêt principal pendant la première décennie. L'économie d'intérêts réalisée représente environ 13 000 € sur la durée totale du financement.
Le remboursement du PTZ
La durée et le différé de remboursement
Le remboursement du PTZ s'organise en deux phases successives : une période de différé pendant laquelle aucune mensualité n'est due au titre du PTZ, suivie d'une période de remboursement pendant laquelle le capital emprunté est remboursé par mensualités constantes.
La durée totale du PTZ varie de 20 à 25 ans selon la tranche de revenus de l'emprunteur :
Tranche de revenus
Différé de remboursement
Durée de remboursement
Durée totale
Tranche 1
15 ans
10 ans
25 ans
Tranche 2
10 ans
12 ans
22 ans
Tranche 3
5 ans
15 ans
20 ans
Tranche 4
2 ans
18 ans
20 ans
Source : ministère chargé du Logement, barème applicable depuis 2025.
Le différé constitue un avantage majeur du PTZ. Pendant cette période, l'emprunteur ne rembourse que son prêt principal, ce qui allège considérablement les mensualités des premières années, les plus contraignantes financièrement pour un primo accédant.
Le remboursement anticipé
Le PTZ peut être remboursé par anticipation, en totalité ou en partie, à tout moment et sans aucune pénalité. L'absence d'indemnité de remboursement anticipé constitue un avantage distinct par rapport aux prêts immobiliers classiques, où les pénalités peuvent atteindre six mois d'intérêts dans la limite de 3 % du capital restant dû.
En cas de revente du logement, le capital restant dû au titre du PTZ doit être soldé intégralement au moment de la vente. L'emprunteur peut toutefois demander un transfert du PTZ sur un nouveau logement si celui ci respecte les conditions d'éligibilité en vigueur et si le transfert intervient dans les six ans suivant le versement initial des fonds.
Les démarches pour obtenir un PTZ
Constituer le dossier de demande
La demande de PTZ s'effectue auprès d'un établissement bancaire ayant signé une convention avec l'État. Contrairement à une idée reçue, toutes les banques ne distribuent pas le PTZ. Il est conseillé de vérifier auprès de votre banque ou d'un courtier en crédit immobilier si l'établissement est conventionné.
Le dossier de demande comprend les pièces suivantes :
Les avis d'imposition de l'année N-2 de toutes les personnes destinées à occuper le logement
Une attestation sur l'honneur de non propriété de la résidence principale au cours des deux dernières années
Le compromis de vente ou le contrat de réservation (VEFA) ou le contrat de construction de maison individuelle (CCMI)
Les justificatifs d'identité et de domicile
Pour un logement ancien : les devis détaillés des travaux à réaliser et l'engagement de respecter le seuil de 25 %
Le calendrier de la demande
Le PTZ doit être demandé avant la signature de l'acte authentique chez le notaire. En pratique, la demande s'intègre dans le montage financier global, au même moment que la demande de prêt principal. L'offre de prêt mentionnant le PTZ doit être émise dans un délai compatible avec la condition suspensive prévue dans le compromis de vente, généralement fixée à 45 ou 60 jours.
L'éligibilité est vérifiée par l'établissement prêteur, qui contrôle les plafonds de ressources, la nature de l'opération et le respect de la condition de primo accédant. La Société de Gestion des Financements et de la Garantie de l'Accession Sociale à la propriété (SGFGAS) effectue ensuite un contrôle a posteriori pour valider la conformité de chaque PTZ accordé.
Choisir le bon moment pour emprunter
Le moment de la demande influence directement l'éligibilité et le montant du PTZ. Les revenus pris en compte étant ceux de l'année N-2, un emprunteur dont les revenus ont significativement augmenté récemment a intérêt à anticiper sa demande avant que les nouveaux revenus ne deviennent la référence fiscale. Inversement, un emprunteur ayant connu une baisse de revenus (congé parental, passage à temps partiel) pourra bénéficier de conditions plus favorables une fois que les revenus réduits seront reflétés dans l'avis d'imposition N-2.
Les erreurs fréquentes à éviter
Plusieurs erreurs récurrentes compromettent les demandes de PTZ ou réduisent le bénéfice réel du dispositif. En voici les principales, identifiées par les courtiers et les établissements bancaires :
Vérifier son éligibilité trop tard. De nombreux acquéreurs ne se renseignent sur le PTZ qu'après avoir signé un compromis de vente. Or, l'intégration du PTZ dans le plan de financement doit être anticipée pour dimensionner correctement l'apport personnel et le prêt principal.
Sous estimer l'impact d'une évolution de revenus. Le PTZ prend en compte le revenu fiscal de référence de l'année N-2. Une promotion, un changement de situation familiale ou des revenus exceptionnels peuvent faire dépasser les plafonds sans que l'emprunteur en ait conscience au moment de la recherche du bien.
Confondre zone du bien et zone de résidence actuelle. C'est la zone du futur logement qui détermine les conditions du PTZ (plafonds, quotités, montants), et non la zone de résidence actuelle de l'emprunteur.
Négliger les obligations post acquisition. L'obligation de résidence principale pendant six ans est stricte. Toute mise en location non autorisée pendant cette période peut entraîner le remboursement immédiat de l'intégralité du PTZ.
Oublier la déclaration à la banque. En cas de changement de situation (déménagement, mise en location après six ans, revente), l'emprunteur est tenu d'informer l'établissement prêteur. L'omission de cette déclaration constitue l'erreur la plus coûteuse selon les professionnels du crédit.
Cumuler le PTZ avec d'autres aides
Le PTZ ne peut pas constituer le financement unique d'une acquisition. Il doit compléter un autre prêt, mais il est parfaitement cumulable avec plusieurs dispositifs d'aide à l'accession :
Dispositif
Montant maximal
Taux
Conditions principales
Prêt d'Accession Sociale (PAS)
Totalité de l'opération
Taux encadré (plafonné)
Sous conditions de ressources, durée de 5 à 35 ans
Prêt Action Logement
40 000 €
Taux réduit (1 %)
Salariés d'entreprises privées de plus de 10 employés
Prêt conventionné
Totalité de l'opération
Taux encadré
Sans condition de ressources
Prêts des collectivités locales
Variable
Variable
Selon les programmes municipaux ou régionaux
La combinaison la plus fréquente associe un PTZ, un prêt Action Logement et un prêt bancaire classique. Cette stratégie permet de réduire le coût total du crédit tout en maximisant le montant financé sans intérêts.
Il est également possible de cumuler le PTZ avec une TVA réduite à 5,5 % pour les logements neufs situés dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) ou dans un périmètre de 300 mètres autour de ces quartiers. Ce cumul peut générer une économie supplémentaire de plusieurs milliers d'euros sur le prix d'acquisition.
FAQ : Prêt à Taux Zéro
Le PTZ est il accessible aux personnes déjà propriétaires ?
Non, sauf si vous n'avez pas été propriétaire de votre résidence principale au cours des deux dernières années. Si vous êtes propriétaire d'une résidence secondaire ou d'un bien locatif, vous pouvez néanmoins bénéficier du PTZ tant que vous n'avez pas occupé de logement dont vous étiez propriétaire comme résidence principale pendant cette période de référence.
Peut on utiliser le PTZ pour acheter un logement ancien ?
Oui, mais uniquement en zones B2 et C, et à condition que des travaux représentant au moins 25 % du montant total de l'opération soient réalisés. Ces travaux doivent améliorer la performance énergétique du logement. En zones A et B1, le PTZ est réservé aux logements neufs et à l'acquisition de logements sociaux.
Que se passe t il si je veux revendre avant 6 ans ?
Vous devrez rembourser intégralement le capital restant dû au titre du PTZ au moment de la vente. Une alternative consiste à demander le transfert du PTZ sur votre nouveau logement, à condition que celui ci respecte les critères d'éligibilité. En cas de circonstances exceptionnelles (mutation professionnelle, divorce, décès du conjoint, perte d'emploi de plus d'un an), des dérogations sont prévues.
Le PTZ est il compatible avec un investissement locatif ?
Non. Le PTZ est exclusivement destiné au financement de la résidence principale de l'emprunteur. Toute mise en location dans les six premières années est interdite, sauf exceptions limitées. Passé ce délai, la location devient possible sous conditions de loyer et de ressources du locataire.
Comment savoir dans quelle zone se situe mon futur logement ?
Le simulateur officiel du ministère chargé du Logement, accessible sur service-public.gouv.fr, permet de vérifier le classement de toute commune française. Il suffit de renseigner le code postal ou le nom de la commune pour obtenir le zonage applicable.
Quel est le montant maximal du PTZ que je peux obtenir ?
Le montant maximal dépend de la zone géographique, de la composition du foyer et de la tranche de revenus. Pour un ménage de cinq personnes ou plus en zone A bis, achetant un appartement neuf en tranche 1, le PTZ peut atteindre 360 000 € × 50 % = 180 000 €. En pratique, le montant moyen des PTZ accordés en 2024 s'établissait autour de 70 000 € selon les données du ministère chargé du Logement, reflétant la diversité des profils d'emprunteurs et des zones d'acquisition.
Puis je cumuler un PTZ avec un éco prêt à taux zéro ?
L'éco PTZ est un dispositif distinct du PTZ immobilier. Il finance les travaux de rénovation énergétique dans un logement existant et peut atteindre 50 000 €. Les deux dispositifs ne se substituent pas l'un à l'autre : le PTZ immobilier finance l'acquisition, tandis que l'éco PTZ finance les travaux de rénovation. Ils peuvent coexister pour un même emprunteur, mais pas nécessairement pour la même opération.
Le PTZ sera t il prolongé après 2027 ?
Le dispositif est actuellement prolongé jusqu'au 31 décembre 2027 par l'article D.31-10-9 du Code de la construction et de l'habitation. Une éventuelle reconduction au delà de cette date dépendra des orientations budgétaires du gouvernement. Historiquement, le PTZ a toujours été reconduit depuis sa création en 1995, parfois avec des modifications significatives de périmètre.
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Conclusion
Le Prêt à Taux Zéro constitue un levier financier déterminant pour les primo accédants en France. Avec l'élargissement territorial entré en vigueur en avril 2025 et la revalorisation des plafonds de ressources, le dispositif s'adresse désormais à environ 80 % des ménages français, qu'ils souhaitent acheter un appartement ou une maison, en zone urbaine ou rurale. La clé pour en tirer le meilleur parti réside dans l'anticipation : vérifiez votre éligibilité dès le début de votre recherche, identifiez la zone de votre futur logement et intégrez le PTZ dans votre plan de financement global avant de signer un compromis de vente.